(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, une version abrégé d'un communiqué de presse de la FIJ daté du 31 décembre 2007
Nombre des journalistes tués en 2007 "Une tragédie sans fin", selon la FIJ
La Fédération internationale des journalistes a indiqué aujourd'hui
que la violence contre les journalistes avait atteint des niveaux
extrêmes en 2007, pour la troisième année consécutive, avec 171 tués, à
peine moins que le record établi l'année dernière.
Les conflits en Irak, au Pakistan et en Somalie se sont avérés les
plus dangereux pour les journalistes au cours d'une année qui a
confirmé le niveau élevé des morts enregistré ces dernières années, une
"tragédie sans fin" pour des milliers de personnes de par le monde au
sein de la communauté des médias.
En 2006, la FIJ avait eu confirmation de la mort de 177
journalistes et autres travailleurs des médias. La fin de l'année 2007
s'est révélée à peine moins fatale avec 171 morts. Les chiffres ont été
compilés en coopération avec l'INSI, l'International News Safety
Institute.
"Pour la troisième année de suite, la violence contre les
journalistes atteint des niveaux records", a déclaré le président de la
FIJ Jim Boulmelha. "L'étendue des attaques visant les journalistes
témoigne d'une crise persistante marquée par une tragédie sans fin et
des attaques incessantes contre la liberté de la presse."
Jim Boumelha a lancé un appel à la communauté internationale à agir
davantage pour mettre un terme à l'impunité et à éliminer la peur et le
danger de la profession journalistique. "Nos confrères ont été
assassinés en raison de leur travail, tués alors qu'ils couvraient des
sujets dangereux et ils ont perdu la vie alors qu'ils couraient couvrir
des informations de dernière minute", a-t-il dit.
Les morts accidentelles ont été plus nombreuses cette année et la
FIJ souligne que la menace d'être pris pour cible et le danger auquel
sont confrontés les travailleurs des médias sont toujours présents,
notamment dans les zones de combat comme l'Irak. A l'instar du lourd
bilan en Irak, les morts se sont multipliées en Somalie et en
Afghanistan. Les troubles au Sri Lanka et au Pakistan ont aussi causé
la mort de journalistes.
En Afrique, de violentes attaques contre les journalistes se sont
poursuivies et la répression brutale contre la liberté d'expression en
Erythrée a causé deux morts cette année.
La couverture des activités des trafiquants de drogue au Mexique a
à nouveau provoqué un bilan meurtrier au Mexique. Dans toute l'Amérique
Latine, des journalistes ont été tués pour leurs reportages sur les
gangs, la drogue et les dessous de la politique.
"Comme d'habitude, les travailleurs qui courent le risque le plus
élevé sont ceux qui opèrent dans leur propre pays", a déclaré Boumelha.
La violence à l'encontre des médias est particulièrement flagrante dans
les pays dont la situation politique est instable. Ce n'est pas un
hasard si des pays comme la Somalie ou le Pakistan sont deux des plus
dangereux cette année.
La FIJ, qui coordonne son décompte des victimes avec l'INSI
(International News Safety Institute), prend en compte tous les
journalistes tués du fait de leur travail, les meurtres délibérés comme
les morts intervenues lors de la couverture d'événements violents. Elle
prend également en compte les morts accidentelles lorsque les
journalistes étaient en train d'effectuer un reportage.
En Irak, qui s'est avéré être le pays le plus meurtrier pour les
journalistes depuis l'invasion américaine de 2003, au moins 65
journalistes et travailleurs des médias ont été tués cette année. Parmi
les tués, on estime que tous, sauf un, étaient des ressortissants
irakiens.
Le rapport de la FIJ, avec les détails de chaque cas, sera publié
dans son intégralité à la mi-janvier et tiendra compte de la conclusion
des cas faisant l'objet d'une enquête.
L'étude de la FIJ établit clairement que les journalistes locaux
sont les plus vulnérables aux attaques. Dans l'écrasante majorité des
cas cette année, les travailleurs des médias visés travaillaient pour
des médias nationaux ou régionaux et ont été tués dans leur propre
environnement. Elle insiste également sur le problème de l'impunité qui
continue de frapper le secteur des médias. Nombre des crimes commis
cette année n'ont pas encore été résolus, et il est vraisemblable
qu'ils ne le seront jamais.
Pour le secrétaire général de la FIJ Aidan White, qui s'est joint
cette semaine à un nouvel appel à agir contre l'impunité en se fondant
sur la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adopté il y
a un an, appelant tous les gouvernements à faire face à la violence
dirigée contre les médias, "beaucoup de tueurs de journalistes arrivent
à s'en tirer. Les gouvernements doivent prendre ces questions au
sérieux. Chaque affaire doit faire l'objet d'une enquête. Les
responsables doivent être punis.
Aidan White, accompagné du dirigeant syndical des journalistes
canadiens Peter Murdoch et du coordinateur de la FIJ pour le
Moyen-Orient Monir Zaarour, se rend à Bagdad cette semaine pour
discuter de la sécurité avec les affiliés locaux de la FIJ, le Syndicat
irakien des journalistes et le Syndicat des journalistes du Kurdistan.
En dépit du nombre croissant des attaques les visant, souligne la
FIJ, les journalistes continuent à couvrir l'actualité, aussi dangereux
cela soit-il. "Nous rendons hommage à nos confrères qui affrontent le
danger pour tenter d'informer leurs concitoyens", a déclaré Jim
Boumelha. Nous continuerons à nous battre pour s'assurer que les
conditions de sécurités s'améliorent."
Au 31 décembre, la FIJ avait enregistré le bilan suivant:
- Meurtres et morts violentes 134
- Morts accidentelles 37
-
La région la plus périlleuse est le Moyen Orient avec 68 tués, toutes
les morts sauf trios ayant eu lieu en Irak. Cette situation est
inchangée par rapport à l'année dernière.
Pays les plus dangereux (nombre de tués)
- Irak 65
- Somalie 8
- Pakistan 7
- Mexique 6
- Sri Lanka 6
- Philippines 5
Vous pouvez trouver une liste complète des journalistes et travailleurs des medias tués en 2007 ici: http://www.ifj.org
Association française
pour la liberté de la presse et des journalistes internationaux
French association for the
international journalists and freedom of the press
جمعية فرنسيّة للدوليّة صحفية وحرية من الصحافة
Asociación francesa
para la libertad de la prensa y los periodistas internacionales
法国协会 为国际新闻工作者和新闻自由
国际 法国协会为新闻工作者和自由近
Französische
Assoziation für die Freiheit der Presse und der internationalen Journalisten
Французская ассоциация для международных журналиста и
свободы давления
Международная французская ассоциация для журналиста и свобода с близкого
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